Mon défi

POUR COMMENCER CE BLOG, JE ME LANCE CE DÉFI : 

Aller visiter un domaine viticole par semaine pendant le premier semestre 2019 et en faire un récit sur mon blog.

QUI SUIS-JE

J’ai plus de 50 ans, j’anime des cours d’œnologie et de dégustation pour des amateurs.

J’ai un parcours très « académique » au départ : bac scientifique, prépa, école d’ingénieur (agronome à Montpellier). Là-bas, j’ai hésité à devenir œnologue, et puis, poussée par mes parents à revenir sur Paris,  j’ai choisi une autre spécialité. Quelle fille bien obéissante j’avais toujours été !

Au début des années 1980, un des meilleurs moyens pour avoir un job très vite, c’était de rentrer dans une société d’informatique. Eh bien, c’est ce que j’ai fait !  Et j’y suis restée pendant près de 15 ans, preuve que ça ne m’a pas déplu !

J’étais née et j’avais toujours vécu à Paris. La vie à Paris avait beaucoup changé depuis mon enfance. J’en avais assez de passer mon temps à courir. Alors quand on a proposé à mon mari un poste à Pau, on a sauté sur l’occasion. Notre fille est née quelques mois plus tard. 

Je l’ai élevée jusqu’à ses 3 ans, puis j’ai fait un bilan de compétence pour repartir vers la vie « active ». C’est là qu’est revenue cette envie vieille de 20 ans de devenir oenologue.

Je me suis alors retrouvée sur les bancs de la fac, à 40 ans passés, avec des « jeunots » (pardon les jeunots !!) de 20 à 25 ans. Un bain de jouvence et un sacré challenge ! Quand on a plus l’habitude d’apprendre, wow que c’est dur de s’y remettre !

Les 6 premiers mois ont été terribles : j’ai du réapprendre des bases de chimie et rien ne rentrait dans ma mémoire toute rouillée. Et puis tout s’est mis en place, d’un coup. Et 3 ans plus tard j’obtenais mon diplôme. Grosse fierté. Je n’en revenait pas : j’étais O.E.N.O.L.O.G.U.E .

UN MOIS PLUS TARD, en juillet, nous avions enfin rendez-vous pour notre fille de 7 ans, après 2 ans 1/2 d’attente pour faire un diagnostic d’autisme. Parce que nous avions de sérieux doutes et que personne ne nous disait rien.

ET IL EST TOMBÉ ce diagnostic, même si on s’en doutait très fort, comme un coup de massue : notre fille était atteinte du syndrome d’Asperger (une forme d’autisme sans retard intellectuel).

J’ÉTAIS PERDUE. J’avais travaillé  dur pendant 3 ans pour faire le métier de mes rêves. Et un mois après avoir atteint mon but, mon rêve se fracassait sur le handicap de ma fille. C’était comme irréel ; et en même temps bien réel, c’était écrit noir sur blanc !

Car je l’avais vite compris : j’allais devoir me former à l’autisme car les gens qui s’y connaissaient étaient très rares à l’époque. J’allais devoir beaucoup m’occuper d’elle et me battre pour qu’elle reste à l’école, puis aille au collège et au lycée comme les autres. Et mon métier tout neuf dans tout ça ?

J’ai travaillé à l’automne 2005 au domaine où j’avais fait mon stage d’oenologue pour faire des sélections de levures indigènes(1) . J’y ai travaillé 3 années de suite.

J’ai commencé à donner des cours d’oenologie pour un comité d’entreprise. Puis pour un autre CE, et encore un autre, puis j’ai organisé des cours pour des particuliers. Une petite activité qui me rapportait un demi-SMIC.

En parallèle je me formais à l’autisme : formations, livres, conférences, … j’étais à l’affût de tout. Et je m’occupais beaucoup de ma fille. Qui est entrée au collège. Puis au lycée. Puis a eu son bac pro avec mention bien. Et qui est aujourd’hui en BTS. WAOUH, que je suis fière ; d’elle ; et de moi !

J’adore mon métier, mais j’ai un tout petit public. Petit à petit l’idée de créer ce blog a fait son chemin. Pour parler de ce qui me passionne, pour partager mes connaissances, mon expérience et pour enseigner à beaucoup plus de monde. Et avec l’espoir de gagner ma vie beaucoup mieux.

POURQUOI CE DÉFI

J’habite tout près du vignoble de Jurançon. Et il y aussi plein d’autres vignerons dans ma région. Je pourrais visiter un domaine par semaine pendant 2 ans, sans aller deux fois dans la même.

Et pourtant je n’y vais pas souvent. Sauf pendant les vacances dans d’autres régions. Manque de temps ou manque d’organisation ou manque de motivation d’y aller seule ?

J’enseigne à des amateurs comment on fait le vin ; si j’allais voir sur le terrain ce qui s’y se passe, ça m’apporterait beaucoup à moi et à mes « élèves ».

Aujourd’hui je décide donc de faire ce que je n’ai pas fait depuis 10 ans : aller voir les vignerons de ma région.

CE QUE J’ATTENDS DE CE DÉFI

Je voudrais connaitre les vignerons/onnes  autour de chez moi et parler avec eux et sur ce blog des réalités concrètes du métier. 

Je voudrais que chacun/chacune me raconte ce qui le pousse au quotidien et ce qui le passionne dans ce métier, qui n’est pas facile. Qui dépend tellement de la météo, qu’on peut perdre le travail d’une année entière en quelques minutes.

Ce qui m’intéresse aussi d’aller chercher, c’est l’humain qu’il y a derrière le vin et la technique, l’histoire unique d’un vigneron/d’une vigneronne et d’un domaine.

J’aimerais connaitre des anecdotes sur l’histoire des domaines, sur des souvenirs marquants des vignerons, apprendre plus sur la vigne et bien sûr partager mes plaisirs de dégustation. 

Je vous donne rendez-vous chaque semaine pour le récit de ma visite hebdomadaire. À très vite !

(1) levures indigènes : ce sont le levures qui sont présentes sur la peau des raisins. Je ferai un article sur le sujet un peu plus tard . Patience !!!

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